Remparts et tours (1)

 

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Edifiée entre 275 et 310 sous Dioclétien, l'enceinte forme un quadrilatère irrégulier de 450 m. sur 250 et couvre un périmètre de 1 300 mètres et une superficie de 9 hectares. L'enceinte englobe la pointe du plateau de Sargé et est construite dans le tiers supérieur des pentes. Le mur, de 18-20 mètres, a une épaisseur de quatre mètres à sa base. L'ensemble compte plus de 50 tours à l'origine ( dont onze sont encore visibles), 3 portes et 6 poternes. Ce n'est que six siècles après sa construction, dans les années 840 / 890, que l'enceinte remplit son rôle militaire de défense, face aux Bretons et aux Vikings. Au moyen âge, l'enceinte perd son rôle défensif, mais trouve une nouvelle fonction : retenir les terres de la colline, des hôtels particuliers et des maisons qui s'appuient sur ses murs. De la muraille et des tours du IIIème siècle qui ceinturaient la colline, il ne reste qu'une suite, en bordure de Sarthe, bien conservée faite de moellons scellés à la chaux et décorée de motifs géométriques en briques polychromes.
Trois types de tours pour une même fonction. Neuf tours restent aujourd'hui conservées côté Sarthe. Trois formes différentes de tours sont visibles : hexagonale (tour des Pans-de-Gorron), en fer à cheval (tour Madeleine) et en 3/4 de cercle (tour Hueau).

 

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1. Perspective (partielle) de l'enceinte romaine. En enfilade : tour des Pans-de-Gorron, tour de la Madeleine et tour du tunnel
2.Tour des Pans-de-Gorron, du IIIème siècle (rue Denfert-Rochereau), de forme hexagonale, à pans coupés,  Elle est composée d'un soubassement de trois lits de blocs et de près de 9 m. de petit appareil sur treize plages, dont cinq ont conservé leur décor. Un cordon de briques indique le niveau d'occupation de la première chambre, située au-dessus de la chambre basse.
3.Décor de la tour des Pans-de-Gorron
4. Tour du tunnel
, du IIIème siècle (rue Denfert-Rochereau). Doit son nom à la proximité du tunnel. L'inclinaison de cette tour serait due à un affaissement et au glissement de son pied, provoqué par l'affouillement des eaux d'une source.
5. Tour du petit Saint Pierre,  du IIIème siècle (rue de la porte Saint Anne). Tour d'angle à forme irrégulière allongée en pointe.

 

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6. Tour Madeleine, du IIIème siècle (rue Denfert-Rochereau). Doit son nom à une maison canoniale. La partie antique s'élève sur 14 m. Elle comporte une maçonnerie romaine. Trois lits de blocs décorés forment sa base. Le parement, qui s'élève en oblique, comprend une suite de bandes horizontales aux motifs géométriques. Un cordon de six briques délimite la base du chemin de ronde et du niveau de la chambre, éclairée par trois fenêtres aux arcs en plein cintre. Le second niveau a conservé une ouverture de taille plus réduite.
7.Décor de la tour Madeleine
8. Fenêtre de la tour Madeleine
9.Tour de Tucé, du IIIème siècle (rue St Hilaire). Haute de 7 m. 80, elle marie trois états de construction et tient son nom de l'hôtel du XVIème siècle qui l'englobe. Sa base ne comprend pas de lits de blocs, mais un blocage de grosses pierres informes supportant la maçonnerie de briques et de moellons. Neuf plages, au parement martelé, conservent son élévation antique, avec un seul témoin de décoration. Elle est dotée d'une chambre basse aveugle.
10. Décor de latour de Tucé

 

 

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11. Tour des Ardents, du IIIème siècle (rue St Hilaire). Seuls subsistent le massif plein et la chambre basse, aveugle, tronquée au XVIIIème siècle pour asseoir la construction d'un hôtel particulier. Quatre lits de blocs forment le soubassement haut de 2,10 m. qui se prolonge, sur 6 m., par huit plages au parement décoré. Un glacis moderne recouvre, en la bloquant, la partie inférieure de cette tour qui s'était détachée du mur.
12. Décor de latour des Ardents
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.Tour du Vivier, du IIIème siècle (rue de  la porte Ste Anne). Elle tient son nom de la fontaine qui borde la rue de la porte Sainte Anne. Haute de 13 m., elle conserve la plus haute élévation de maçonnerie romaine, malgré son devers. Fondée sur trois lits de blocs, elle comporte un parement qui a conservé treize plages, porteur d'un décor varié entre les cordons de briques. Trois grandes ouvertures en plain cintre, au niveau de la onzième plage, éclairent la chambre correspondant avec le chemin de ronde. Une fenêtre rectangulaire (moderne) est percée dans le mur de la chambre basse aveugle.
14. Décor de la tour du Vivier
15. Tour d'Oigny. Elle porte le nom de l'hôtel construit en retrait de l'enceinte au milieu du XVIème siècle, détruit en 1919. Profil en devers, suite à l'effondrement de sa partie haute due au manque de fondation au sein d'un terrain aquifère et à son manque de liaison avec la courtine. L'élévation romaine de 7,5 m. se trouve surmontée par plusieurs mètres de maçonnerie moderne.

 

 

Chaque soir, de début juillet à début septembre, parallèlement au concert des anges musiciens, un bestiaire romain anime la muraille gallo-romaine du Mans, y appliquant un défilé d’images en cinémascope, évoquant la période romaine, le développement de la ville au Moyen-âge et toutes sortes de créatures fantastiques, antiques et médiévales.

C'est la nuit des Chimères     

 

 

 

 

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