Maisons du musée de
la Reine Bérengère

 

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1 et 2. La maison de la Reine Bérengère (XV-XVIèmes siècles) et ses deux voisines (maison de l'Ave Maria et maison du Drapier, du XVIème siècle) abritent le musée de la Reine Bérangère., à vocation ethnologique. L'ensemble architectural  (1 et 2, vues croisées) fut sauvé du délabrement par des restaurations entreprises, en 1891, par Adolphe Singher, qui s'en était porté acquéreur.
3. Fondateur de la société archéologique du Maine, A. Seghers y installe cette société, qui occupe partiellement la maison du numéro 17  de la rue Bérengère.
4, 5 et 6. Maison de la Reine Bérangère (au N° 11 de la rue de la Reine Bérangère). Elevée, vers 1460, par Robert Véron, receveur du grenier à sel, seigneur des Croisettes. Bérangère, qui a vécu au XIIIème siècle, ne l'a pas connue. La Reine Bérengère de Navarre (1165-1230), épouse malheureuse du roi d'Angleterre, Richard cœur de Lion, fils d'Aliénor d'Aquitaine, a vécu au début du XIIème siècle dans le palais des comtes du Maine, alors que la maison ne fut construite qu'à la fin du XVème siècle, soit près de 250 ans après. La maison était en fait le logement de d'une famille de riches marchands, les Véron, qui avaient le monopole du commerce du sel pour la ville du Mans. Robert Véron et son voisin et associé, Jacques Seigneur, deviennent échevins à partir de 1490.
De part et d'autre de la porte gothique du rez-de-chaussée (4 et 5), des petits poissons et des petites croix rappellent les armoiries du  constructeur, Au premier étage (6), un assemblage de pans de bois entièrement moulurés repose sur une sablière basse, d'où ressortent quatre marmousets (figures grotesques) qui  soutiennent  les poteaux - colonnes sculptés et fleurdelisés, surmontés par des statues de bourgeois  en costume d'époque, vendues au XIXème siècle, puis replacées. Entre ces poteaux, le colombage dessine un jeu de croix de Saint-André. Au niveau de l'encorbellement du deuxième étage, un auvent protège les boiseries du premier : il est recouvert d'ardoises, comme tout le reste de la façade dans ses parties supérieures.. Le troisième étage coiffe le tout d'un pignon aigu. De grandes fenêtres à meneaux s'ouvrent à chaque étage


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7 et 8. Maison de "l'Ave maria" ou de l'Annonciation, du XVIème siècle (au N° 9 de la rue Bérengère). Appelée ainsi en raison des sculptures en façade qui représentent  la Vierge Marie et l'Ange Gabriel dans l'Annonciation de part et d'autre de la fenêtre à meneaux. Sur les pilastres extérieurs, deux autres figures : Ste Catherine, à gauche et Ste Barbe devant sa tour, à droite (selon la tradition, elle protège les maisons de la foudre et des incendies).
9. Maison de l'Annonciation - Façade sculptée : à gauche, la Vierge et à droite, l'archange Gabriel
10.
Porte
de la maison de l'Annonciation.

 

 


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